mercredi 27 mars 2013

La phrase à retenir

En lisant récemment le livre Exobiographie de René de Obaldia ( 1993, p 351), je découvrai cette phrase :
" Brasilia, ville surgie d'un songe, située au coeur du désert. traversée par des " axes " qui ouvrent sur le vide; zones parfaitement délimitées - une géométrie invariable. La nouvelle capitale comptait alors douze ans d'existence. Ses habitants montraient une forte propension au suicide."

C'est tout de même frappant de constater que l'espace Oscar Niemeyer au Havre n'a jamais suscité la convivialité et que la capitale, avec de nombreux monuments de lui au Brésil, entraînait le désespoir de ses habitants. Un architecte qui fait déprimer...



13 commentaires:

buddy2259 a dit…

Merci pour ton texte qui en dit long...perso je déprime lorsque que je regarde notre ancienne place Gambetta ...Très triste d'y voir ces deux pots de yaourt (verrues) sans parler de l'argent engouffré depuis 1978 dans un tel projet!

jean-michel Harel a dit…

@buddy oui je pense que le réaménagement de cette zone est sa "dernière chance". Si cela ne fonctionne toujours pas, il ne faudra avoir absolument aucun tabou sur l'avenir. Bien entendu, il va y avoir une période, après le réaménagement, de forte fréquentation mais cela durera-t-il ?

buddy2259 a dit…

Merci pour ta réponse Jean-Michel!

phyll a dit…

c'est effectivement un lieu à éviter si l'on est sujet à la déprime !!!..... les nouveaux aménagements seront-ils suffisants pour effacer cette tristesse ???!...... à voir... mais je reste prudent !!!

jean-michel Harel a dit…

@phyll oui restons prudent. Il y aurait peut-être le qatar qui accepterait un jour de racheter ce "chef-d'oeuvre". Il faudrait leur vendre...

DAN a dit…

Je vous rejoins les amis sur le jugement négatif au sujet du "pot à yaourt".
Comme tu dis Jean-Michel laissons le nouvel aménagement faire ses preuves, mais si cela ne fonctionne toujours pas, on peut le vendre au Qatar et même avec la cuillère qui va avec s'ils veulent !

Geo a dit…

Moi je l'aime bien ce Volcan... mais de loin, car de près, les accès et les voirie faisaient "peur". Souhaitons que les nouveaux aménagements rendent ces lettres de noblesse à l'oeuvre de cet architecte mondialement connu.

Personnellement, ce que j'aime au Volcan, c'est cette ambiance "James Bond" des années 70. On peut s'attendre à rencontre un "méchant" dans son grand fauteuil, en train de comploter sur le Monde tout en caressant son chat !

jeanpaul76 a dit…

Je pensais être le seul à ne pas aimer je suis rassuré mes amis, j'espère arpenter cet espace en diagonale, je me suis toujours refusé à descendre dans le trou.

Tiens aucune image pour illustrer le texte j'comprends tu n'as pas osé.
bonne journée

jean-michel Harel a dit…

@Geo je me pose des questions sur les aménagements futurs. On verra bien ce que cela donne. Ce site, et je crois que tu partages cette idée, mérite vraiment "le meilleur". Je suis assez peu réceptif en ce qui concerne la notoriété de untel ou untel. Je regrette ainsi qu'on ne laisse pas assez des gens de talent, locaux, s'exprimer, progresser. Il y a quand même une école d'architecture à Darnétal, près de Rouen.

@jeanpaul76 l'avantage d'un site internet est que des "voix différentes" peuvent s'exprimer. Et où peut-on s'exprimer sinon? Avec quels moyens ? A propos du "trou" je pense que, s'il y avait un nouvel échec, il viendrait de là.













phyll a dit…

il est vrai qu'entre le volcan et la piscine des docks, on est pas gatés !!!!! pourtant ce sont des "oeuvres" de grands architectes !!!........

buddy2259 a dit…

@ Phyll...tu as raison mon pote deux projets qui sont aux plus mal...pour le moment...nous verrons la suite !

phyll a dit…

@ Buddy: on aurait pu réaménager le volcan en piscine !!... :o)
à bientôt !!

Anonyme a dit…

Pour avoir assisté, en qualité de simple habitant, à la conception et à la construction de cet édifice dont les formes étranges et dépouillées dérangent - le béton était alors très à la mode et l’innovation aussi - j’ai pu constater l’hostilité immédiate des havrais qui rêvaient encore à l’avant-guerre et à cette belle grande place traditionnelle.
L’hiver, le froid, la pluie, le vent – les courants d’air ! - et les étés frileux, sauf très courte période où l'on va ailleurs, leur a donné raison. La nudité est glaciale, l’absence de flâneurs ou de passants dont les yeux ne s’habituaient pas, s’y ajoutant. Des espaces aussi nus ne tolèrent pas le moindre papier qui vole dans le vent, ni les fissures, ni les moisissures, ni les peintures qui se dégradent, ni cette atmosphère de cave. A quoi vraiment accrocher son regard ?
Plus que jamais l’homme a besoin de chaleur, à commencer par la moins couteuse : la chaleur humaine.
Cette construction n’était pas en harmonie avec leur ville, qui est une ville du nord.
Je me souviens pourtant de magnifiques spectacles dans le théatre. Des spectacles, évidemment, refusant la facilité. D’une belle librairie, aussi….
Quarante ans plus tard, on peut dire que c’est foutu. Et quand c’est foutu…c’est foutu. C’est dommage, pas pour Niemeyer, mais pour les havrais.
Alors est il concevable de conserver le volume du théatre et de faire autre chose autour, en espace protégé, et au niveau de la rue ?....
Otto.