jeudi 14 juin 2018

Les murs du Havre ont tremblé aujourd'hui. Avion Rafale. Mur du son. Havre. Jeudi 14 juin 2018.


Grosse surprise vers 14 h ( un média évoque plutôt 13 h 30...) au Havre quand les murs de la maison ont tremblé ! Chute sur le toit, accident de la route, tremblement de terre. Tout était envisageable. Finalement on apprend qu'il s'agit de deux avions de chasse qui ont survolé la ville. Ouf !  

vendredi 8 juin 2018

Barrières et Bassins du Havre. Noyades. Chutes. Vers le barriérage des bassins portuaires au Havre ?


L'idée est dans l'air depuis quelques années et je fais partie de ceux qui l'ont envisagée et exprimée depuis longtemps... Bref, cela suit suit son chemin et la réalisation d'une pétition en est une forme d'expression.

D'abord, il faut signaler que se noyer dans un espace public est un problème général sur le plan géographique. Les noyades s'enchaînent de manière nombreuse en Normandie et en France. Cette très étrange série noire n'épargne pas Le Havre.

Sur le plan historique, il faut rappeler qu'il y avait encore, avant les années 2000, des bouées et des gaffes le long des bassins du Havre pour sauver une personne qui serait tombée à l'eau. Cela a été supprimé car les bouées ou les gaffes étaient volées ou détériorées par vandalisme. Une diminution réelle des moyens de sauvetage le long des bassins du Havre est une réalité. A Caen, une maman dont le fils s'est noyé combat pour une amélioration de la sécurité des bassins.

Plusieurs possibilités existent afin d'améliorer la sécurité des bassins. D'abord, on pourrait remettre des bouées et des gaffes. Même s'il faut les remplacer régulièrement une vie humaine n'a pas de prix. 
 D'autre part je propose la création d'une ligne de vie, une grosse corde qui passe entre des anneaux à une trentaine de centimètres de l’eau. C'est déjà en place à Lille le long de la Deûle. 

La mise en place de barrières suscite, bien entendu, des remarques acerbes car cela gâche en partie la vue. C'est vrai mais des formes esthétiques peuvent être installées. On évoquera à ce sujet les magnifiques barrières du début de la digue-nord qui ont plus d'un siècle et symbolisent l'union avec l'élément maritime. Les nouvelles barrières de la digue-nord ont un aspect plus récent mais sont aussi tout-à-fait adaptées.

De manière inexorable, une évolution dans la sécurité interviendra. La presse locale signalait il y a quelques années qu'une personne avait été sauvée de la noyade le long d'un bassin du Havre grâce à une caméra de surveillance. En installant ce genre d'équipement la Ville incidemment s'oblige elle-même à une responsabilité... Si des images montrant qu'une personne tombe du quai et que rien n'a été fait immédiatement, il est probable que la question de la responsabilité sera, au minimum, évoquée.

De manière futuriste je propose un projet très original et touristique. Et même unique au monde ! Ayant été le premier à réaliser des visites touristiques de l'architecture Perret au Havre et ayant conçu le "circuit des escaliers", cette proposition peut susciter de l'intérêt. Accrochez-vous ! Il s'agit de barriérer et aussi de créer un plancher transparent le long du Bassin de Commerce. Le Havrais et le touriste pourraient marcher au-dessus de l'eau en toute sécurité. Ce dispositif existe déjà à la tour Eiffel, à l'aiguille du Midi, dans le grand Canyon. Je ne connais aucun port ou aucune ville ayant encore réalisé une telle oeuvre. Innovons...Le Havre : la ville où on peut marcher au-dessus de l'eau.

Pour conclure, il faut conserver nos bassins havrais. N'oublions jamais que les promoteurs aimeraient bien en faire du terrain constructible qui vaudraient très cher. Déjà il n'y a plus de bateaux dans le bassin du Commerce... 





vendredi 23 mars 2018

Monsieur Auguste : un nouveau restaurant place de l'hôtel de ville du Havre




C'est une idée intéressante de créer un lieu de restauration, place de l'hôtel de ville du Havre, à l'angle du boulevard de Strasbourg, mettant en valeur l'architecture Perret. Depuis une dizaine d'années on a ainsi une collaboration commerciale novatrice entre Architecture et Commerce. Dans le même style il y a l'hôtel Oscar près de l'espace Oscar Niemeyer.

Les lieux centraux et de pouvoir attirent. On se souvient bien du café de Paris qui se trouvait devant l'hôtel de ville.

Restaurant, salon de thé ouvert 7 jours sur 7 de 7h30 à 23h
Cuisine traditionnelle
Salle à manger privée
Plats à emporter
Bar
Terrasse ( A voir ce que cela va donner dans ce secteur où toute limitation de nos larges trottoirs doit, à mon avis, rester extrémement légère.) 
  

mardi 20 mars 2018

Hommage à Marc-Georges, le " Monsieur Cinéma " du Havre

Marc-Georges
                                                Avec l'acteur Jean-Marc Barr
                                            Avec Daniel Haté et votre serviteur



Marc-Georges vient de nous quitter. C'était d'abord une voix. Dans les années 1980, beaucoup de Havrais l'écoutaient sur Radio-Porte-Océane. Les auditeurs, y compris le lycéen que j'étais, appréciaient ses interventions sur le cinéma et les sorties de la semaine. Des places de cinéma étaient même à gagner comme une cerise sur un gâteau. Marc-Georges avait un débit rapide et une grande facilité d'élocution. Il avait une "voix jeune" qu'il garda toujours .  Il parlait de manière inlassable dès qu'il s'agissait de cinéma. Il appartenait à une famille d'origine havraise et appréciait sa ville.

Ce collectionneur traquait partout les objets anciens en rapport avec les films, les lanternes magiques, les caméras. Il avait des correspondants un peu partout en France et en Europe. Au cours de nos conversations, il avait ainsi évoqué le Royaume-Uni où l'amour du passé était grand. On le voyait dans les principaux vide-greniers du Havre le matin à la recherche de la perle rare. Bien entendu il adorait " faire des affaires " et il y arrivait fréquemment car sa connaissance pointue du cinéma et de l'histoire du Havre en faisait un expert apte à découvrir la perle rare cachée dans un bric-à-brac.

Il aimait partager ses connaissances et relater ses rencontres avec les personnages et personnalités qu'il croisait. Je me souviens ainsi qu'il avait gardé un mauvais souvenir de Michèle Morgan ! Il était bien entendu lié au monde du cinéma. Ami de producteurs ( les frères Dardenne par exemple), il possédait la carte ( quasiment inconnue du grand public )  du syndicat des critique du cinéma qui lui permettait de voir tous les films.Il avait participé à des tournages et s'intéressait à ceux qui se déroulaient dans la région havraise. De mémoire, il était aussi, de manière très originale, un des ayant-droit d'un célèbre film d'horreur  !!! 

Marc-Georges avait un caractère très franc. Il ne cachait pas sa façon de voir. S'il n'aimait pas un livre sur l'histoire du cinéma au Havre publié ces dernières années, il le disait. Il parlait parfois de brouilles qu'il avait eues avec certaines personnes mais on sentait bien que c'était anecdotique et que la réconciliation n'était pas loin ! Il a continué à se passionner de manière indéfectible pour le cinéma malgré ses récentes épreuves et nous échangions de temps en temps en ce qui concerne les lanternes magiques dans la région. Il aimait faire des recherches et trouver. C'était un personnage du Havre. Il était aussi bien connu à Cannes où il venait lors des festivals. Je me souviens d'un photographe parisien rencontré, chasseur de scoops, qui ne connaissait qu'un Havrais : Marc-Georges !    

Merci Monsieur Cinéma.






 











                                           

mardi 13 mars 2018

Les plus hauts bâtiments du Havre : liste


                                    Un petit air du Havre... la centrale thermique de Porcheville

Cheminées EDF 240 mètres
Projet de tour Jean Nouvel ( annulé) 120 mètres
Antenne de télévision de Caucriauville 118,4 mètres (autrefois 112 mètres)
Eglise Saint-Joseph 1O7 mètres
Hôtel de ville 72 ou 74 mètres (suivant les sources !)
Feu d'alignement Quai Joannés Couvert 82 mètres
Tour réservoir de Caucriauville 64 mètres
Silo à grain du port (dans la partie centrale) 60 mètres
Résidence Lafayette ( Caucriauville)  60 mètres
Eglise Saint-Vincent de Paul (quartier Saint-Vincent) 59 mètres
4-6 rue Camélinat (Caucriauville) 53 mètres
Résidence Vénus (Caucriauville) 53 mètres
5 rue de Saint-Wandrille (Caucriauville) 50 mètres
25 rue de Saint-Wandrille (Caucriauville) 50 mètres
Résidence Le Vauban (Caucriauville) 50 mètres
Tour de Soquence 48 mètres
Tours au bout de l'avenue Foch 47,50 mètres
Tour La Bédoyère 46 mètres
Passerelle du bassin du Commerce 45,60 mètres
Immeuble de la Sécurité Sociale 45 mètres
Vigie de la capitainerie du port du Havre (sémaphore) 45 mètres
199 avenue du 8 mai 1945 (Caucriauville) 44 mètres
233 avenue du 8 mai 1945 (Caucriauville) 44 mètres
Le chicago (quartier de Leure) 44 mètres
47 quai de Southampton 44 mètres ( tour au bout de la rue de Paris)
35 Chaussée Kennedy 43 mètres ( tour au bout du boulevard François Premier, en face du qaui de Southampton)
Clocher de l'église Saint-Michel 42 mètres
Siège bleu du Port du havre 39 mètres
Stade Océane 34 mètres
Phare de la Hève 20 mètres

Sous réserve d'erreurs. Merci d'apporter vos éventuels corrections ou ajouts.

Il y a le monde terrestre, marin et aérien havrais. Il me semble que les deux premiers ont été les plus étudiés. Quant au troisième c'est seulement de manière récente, avec Sébastien Bocé qui travaille de manière très complète sur le sujet de l'aviation dans la région havraise, que ce sujet commence à être traité.

Le monde des bâtiments terrestre havrais est connu dans certaines dimensions (histoire, aspect...) mais il apparaît  clair que l'aspect vertical des constructions demeure négligé. La modeste liste que je produis a pour but de donner un début de réflexion sur le concept de hauteur dans notre bonne ville du Havre.

La date de création des constructions les plus hautes montre que les années 1960 ( la tour de l'église Saint-Joseph, par exemple, l'ensemble des tours de Caucriauville) furent les plus propices à ces réalisations. A cette époque, l'espoir et les projets montraient une certaine volonté de puissance. On apprend ainsi que la centrale thermique du Havre fut à l'époque de sa mise en service (1968) la plus puissante d'Europe. Elle a sa "sœur" à Porcheville dans la région parisienne, le long de la Seine et du chemin de fer Le Havre-Paris. Là-bas les cheminées ne font que 220 mètres de haut. On apprend d'ailleurs de manière intéressante que les cheminées étaient aussi hautes à Porcheville pour que les fumées puissent passer au-dessus d'une falaise de 70 mètres... Etant donné que la Côte, la  falaise havraise est plus élevée cela pourrait expliquer la si grande hauteur des cheminées havraises ! C'est une explication que je n'ai encore jamais lue nulle part. Ces cheminées provoquent parfois la fascination : Laurent Durel, photographe et figure locale bien connue, ne cesse ainsi de s'y référer. Elles causent parfois aussi de la frayeur et certains y voient même les cornes du diable. Elles frappent plutôt les visiteurs du Havre, en général, que les habitants.  Ce symbole des deux cheminées n'a pas été étudié et il faudrait se plonger dans l'histoire "intime", assez mystérieuse, d'Electricité de France pour en savoir davantage.  
En gros, en matière de hauteur, l'énergie industrielle (la centrale thermique) dépasse l'énergie spirituelle ( l'église  Saint-Joseph) qui dépasse elle-même l'énergie politique ( la tour de l'hôtel de ville). Cela amène à se poser des questions... 
Les années 1970 ont été marquées par la création des premiers immeubles de Résidences de France, face à la mer, enclavés dans le quartier du Perrey. Ils forment en quelque sorte le répondant "aisé" au quartier de Caucriauville. De manière très étonnante, il paraît difficile de trouver la hauteur de ces immeubles.  Doit-on rappeler qu'ils sont nettement plus élevés que l'ensemble des constructions du quartier ? On constate, malheureusement, que leur présence gêne largement la vue sur l'arrivée des navires dans le port lorsqu'on se trouve sur la Côte.

Les années 1980 ont marqué un certain désintérêt pour l'édification de constructions en hauteur au Havre. C'est probablement l'effet de la crise mais aussi le contexte politique - isolement que je ne juge pas mais que je constate - qui a freiné le mouvement. Une étude comparée avec des villes de même importance apporterait un éclairage à ce sujet.

A partir des années 1990, avec le projet de Tour jean Nouvel, on a senti un frémissement vers un retour des constructions de grande hauteur mais celui-ci s'est heurté à de nombreux obstacles ( soucis techniques, absence de volonté politique). On en vient à se demander si les projets en hauteur ( hier la Tour Nouvel, aujourd'hui un téléphérique) ne sont finalement pas un moyen de faire lever la tête pour éviter de voir ce qui se passe au niveau du sol !

Depuis les années 2000, un intérêt des photographes pour les vues en hauteur du Havre est à signaler.
Il faut dire que la mise en valeur du patrimoine récent incite à regarder avec admiration l'église Saint-Joseph ou la tour de l'hôtel de ville. Cette dernière a d'ailleurs servi au cours des années 2000 à déployer une grande banderole en faveur de l'équipe de football ( le HAC ) ou à constituer un terrain d'escalade original dans le cadre du Téléthon. On n'avait pas eu affaire, semble-t-il, à une si forte utilisation dans les années 1970 ou 1980. L'utilisation nouvelle de drones ne fera qu'accentuer, au 21 e siècle, cette exploitation des lieux en hauteur.

Il reste que la verticalité du Havre et de ses constructions reste sous-estimée, sous-exploitée. N'y-aurait-il pas une grande fierté à rappeler que Caucriauville est le plus haut quartier du Havre ? Le quartier le plus haut de la ville haute : c'est motivant !

Le caractère vertical des constructions revêt au Havre, comme ailleurs, une dimension sexuelle insoupçonnée. L'aspect de phallus de l'église Saint-Joseph n'est-il pas à rapprocher du caractère "païen" qu'on a vu parfois dans cette église, très différente dans sa conception intérieur des autres établissements chrétiens de ce genre.

On ignore si Le Havre possèdera dans l'avenir des constructions de grande hauteur. C'est probable car l'espace manque et doit être bien exploité. Il ne semble pas judicieux d'avoir de tels édifices dans ce que j'appelle la "vieille ville", celle de l'architecture Perret. L'harmonie de ces quartiers de la Reconstruction mérite d'être sauvegardée. Certes, certains urbanistes ou architectes trépigneront face à ces quartiers sanctuarisés mais ils trouveront des occasions en dehors de ce périmètre.

Comme le remarquent certains, la résistance du sol de la ville basse et sa proximité de la mer constituent peut-être un frein à l'érection de tours. Il s'agit d'un sujet peu abordé par les architectes et les urbanistes malgré son caractère crucial en ce qui concerne l'évolution de la ville. La montée des eaux risque aussi de jouer un rôle dans l'édification de tours. Enfin on espère que ce phénomène sera pris en compte !
Pour conclure, on remarquera qu'il n'y a aucune liste des constructions les plus hautes de Normandie. Cela reste à faire. On l'ignore souvent mais les établissements recevant du publics de grande hauteur sont répertoriés par les préfectures. Il y en aurait cinq en Seine-Maritime. La discrétion qui entoure les bâtiments les plus élevés indique peut-être paradoxalement une certaine fragilité de ceux-ci...


Merci à Quentin Durel,  Romain Gambu, Stéphane William Gondoin, Quelques éléments ont été recueillis sur Internet.




Tour Videcoq : Le Havre part en vrille !

                                La Tour Videcoq dans Le Havre d'avant-guerre ( montage personnel)

                                        

Pour tout vieux Havrais qui se respecte, les quartiers de Saint-François et Notre-Dame constituent des endroits particuliers : le berceau de la ville. On comprend donc que des changements d'importance dans ce secteur entraînent un intérêt et de nombreuses réactions. Je ne suis pas favorable ou contre ce projet. Je m'en lave les mains de manière aristocratique dans le bassin du Roy et de manière bourgeoise dans le bassin du Commerce !  Je pense cependant qu'une tour de ce genre aurait davantage eu sa place dans un autre périmètre.

 La première fois que j'ai vu cette tour je n'ai pu m'empêcher de penser à l'avenir de ma Ville qui...partait en vrille. Effectivement on peut voir ce bâtiment comme une forme de déclin de notre cité. On n'est pas dans la simplicité d'une montée limpide vers le ciel que représentent la tour de l'hôtel de ville ( 72 mètres suivant certaines sources et 74 mètres suivant d'autres sources !) et l'église Saint-Joseph (107 mètres). 

La tour de l'hôtel de ville représente le pouvoir civil et l'église Saint-Joseph désigne le pouvoir religieux, spirituel. La tour Videcoq aurait seulement 55 mètres de haut. On est loin du projet  de la tour envisagée par Jean Nouvel qui devait atteindre 120 mètres. En comparaison, les tours de la centrale EDF du Havre ( comme des cornes du diable ) ont une hauteur de 240 mètres... Les plus hautes construction du monde ont une structure assez simple comme un trait droit qui monte, qui monte...  
  




Lorsqu'on envisage la ville du Havre sur le plan sexuel, les tours représentent évidemment des symboles phalliques. Les ponts qui se lèvent dans notre port, avec leur mécanisme, représentent dans ce domaine le summum d'une comparaison osée. La tour Vide-Coq  ( dans un quartier Notre-Dame longtemps connu avant-guerre pour être un des plus "chauds" de France ) n'a pas vraiment un aspect phallique habituel.... Tour tordue dans une époque qui l'est de plus en plus... C'est en quelque sorte logique.

Il faut sortir des sentiers battus pour analyser notre ville. Ainsi je pense avoir été le seul à remarquer que la naissance de la barbe de notre ancien maire Edouard Philippe a correspondu avec la fin du désherbage municipal des trottoirs.  La ville se laissait pousser la barbe elle aussi !


Quel sera l'avenir de la tour ? Il est bien entendu impossible de se prononcer à ce sujet. Son caractère unique dans ce périmètre pourrait en faire une sorte de Tour Montparnasse, acceptée et tolérée.J'aurais aimé plutôt un quartier dédié aux structures architecturales nouvelles où l'imagination aurait été reine. Et de la couleur surtout !!!