vendredi 28 octobre 2016

Le CRAPA de la forêt de Montgeon au Havre. Inauguration en 1982.


                                                                          
Un article du 26 mars 1982 de la presse havraise nous apprend que ce parcours gymnique de la forêt de Montgeon fut inauguré ce mois-là. Le public pouvait l'utiliser depuis plusieurs mois. Le CRAPA (circuit rustique d'activités de plein air) coûta 130 000 00 francs. Le conseil général donna une subvention de 60 000 francs. La municipalité (communiste) et le département (de droite)  coopéraient. Le but de cet équipement était l'entretien de la condition physique, la détente du corps et de l'esprit, le contact direct avec la nature. On considérait déjà que les gens ne faisaient pas assez d'exercice physique et restaient trop sédentaires...

Le parcours avait une longueur de 2 kilomètres environ et comportait une vingtaine de stations. Il y avait des agrès, des obstacles, des équipements pour les exercices d'assouplissement, de respiration.

Les agrès et obstacles avaient une hauteur adaptée à différentes catégories : hommes, femmes enfants. 

Un tel parcours était envisagé, en 1982, dans le parc de Rouelles. ce ne serait d'ailleurs pas une mauvaise idée ! On doit la réalisation de ce parcours à l'équipe technique des espaces verts de l'époque : monsieur Bejot et monsieur Simenle. Les adjoints au maire, M Joly, chargé des espaces verts, et M Bisch, chargé des sports, étaient ensemble pour l'inaugurer. C'est important de le souligner car il n'est pas forcément facile de faire travailler deux services ensemble !

Témoignage personnel: dans les années 1970 on voyait assez rarement des gens courir dans le bois de Montgeon. L'endroit abritait principalement des familles qui venaient en semaine et plutôt le week-end se détendre. On y jouait au badminton, à la pétanque... Les endroits préférés étaient les lacs et les grands espaces d'herbe le long de l'allée circulaire où chacun garait sa voiture. Au milieu le camping recevait de nombreux touristes... La création du CRAPA, bien placé le long de la voie circulaire, apparut, dès le départ, comme une nouveauté attrayante. Il avait un aspect ludique, voire aventurier. Il plaisait aux enfants comme aux adultes. Il ne comportait aucun aspect obligatoire ou comminatoire. Il donnait envie de l'utiliser. Il s'intégrait très bien à son environnement. Cela paraît évident mais les équipements sportifs ont parfois du mal à se fondre dans leur milieu : le terrain de basket le long de la plage du Havre, en plastique, est un exemple de ces réalisations mal adaptées.

Le CRAPA a bientôt 35 ans et vit un peu dans l'indifférence désormais... Il n'est pas nouveau ni spectaculaire. Il a coûté assez peu cher. Il ne porte pas ( encore ) un nom anglais. Imaginez : c'est même un circuit rustique ! CRAPA pour crapahuter certainement...

 Article dédié à François Vaudour





7 commentaires:

phyll a dit…

il m'est arrivé d'y aller... mais ça, c'était avant !!! :o)

Gédé de Le Havre a dit…

Pareil ! Et j'ai été surpris, il n'y a pas longtemps, en passant en voiture (c'est plus adapté à mon âge !)de constater qu'il avait résisté aux nombreux avatars que cette forêt a subi au cours des années.

DAN a dit…

Le sport est une notion très éloigné de moi, néanmoins je comprends qu'on puisse y trouver du plaisir.
Tu évoques le terrain de camping, là il faudrait pouvoir faire quelque chose, car on aurait pu le conserver, ou, aujourd’hui le rouvrir, cela permettrait aux touristes (en dehors des havrais) d'avoir un point de chute en pleine nature et non loin de s lignes de tramway, je pense qu'il y a une opportunité à développer là !

phyll a dit…

à DAN: il y a là un sujet à débattre en ce qui concerne le terrain de camping de Montgeon... mais nos élus n'y voient certainement pas ce que nous y voyons !!... est-ce trop simple ou trop compliqué ???!!...

DAN a dit…

@ Phyll
D’après ce que je sais de ce terrain, les touristes ne trouvaient plus de place car les havrais venaient y passer leur week-end, voire plus ce qui remplissait le camping rapidement. Alors je sais que c’est un gros mot maintenant, mais il aurait fallu « interdire » le terrain aux havrais afin que les touristes puissent y trouver de la place. Toutes les grandes villes Françaises que j’ai pu visiter (et ça en fait en 50 ans de voyage) avaient toutes un terrain de camping, soit municipal, soit privé, voire parfois les deux. Ça me permettait de laisser le véhicule sur le campement et d’avoir l’esprit tranquille pour visiter la ville en question sans à penser à « où vais-je dormir ce soir », c’est ce qui m’est arrivé à Dijon que, à l’époque, n’avait pas de camping, résultat je n’ai vu que 30% de cette magnifique ville.
Le Havre n’attire pas plus que ça le tourisme populaire, c’est-à-dire celui qui a peu de moyen et qui campent pour des raisons économiques, alors je pense, mais ça n’engage que moi, que Le Havre devrait avoir un camping afin de compléter son offre d’hébergement…populaire ! !

Gédé de Le Havre a dit…

@ Dan : Tout à fait d'accord pour le camping. Incroyable qu'une ville comme Le Havre, qui se veut station balnéaire, n'ai pas de terrain de camping pour accueillir les touristes. Peut-être cela retiendrait-il quelques anglais pour une ou deux journées au lieu de filer direct sur Paris quand ils débarquent du car(ferry.
Mais que penser de la décision de renvoyer les camping-caristes sur les hauteurs d'Aplemont ? Ceux-ci préfèrent stationner sur le parking du boulevard Clémenceau et ils ont bien raison. Par contre, ils n'ont pas de point d'eau. Le départ des bateaux de cet emplacement était une opportunité pour assurer un bon accueil à ces touristes qui viennent ici même en hiver.

Anonyme a dit…

Si les touristes-visiteurs n'ont pas le nez sur la flotte, ne comptez pas qu'ils traversent la ville pour aller à la plage ! Cette plage est un atout (pas Maître !). L'eau y est très froide et le petit vent du large pas chaud. Il faut être havrais pour aller à la plage, mais l'été, d'accord, ça fait quand même du monde !
Un camping sur les hauteurs ne se justifie que pour visiter la ville.
Otto.