samedi 4 janvier 2014

Au planteur de Caiffa : une marque liée au havre !

Au planteur de Caiffa est une très ancienne société qui fut fondée en 1890 par Michel Cahen et sa femme. Ayant sa boutique à Paris, il aurait acheté au Havre du café (venant d'un navire) qui avait été noyé lors d'un trajet en mer et dont personne ne voulait ! Il aurait fait sécher le café et cela aurait été le commencement de sa prospérité.
 
Le nom choisi de Caiffa  suscite des interrogations. Il pourrait s'agir d'une déformation de la ville de Haïfa qui se trouve au bord de la Méditerranée. Ou il pourrait s'agir d'une île d'Amérique du Sud où il aurait commandé du café. Pour ma part je pense plutôt qu'il s'agit de Haïfa au bord de la Méditerranée. Je n'ai pas trouvé de trace d'une île s'appelant Caiffa.
 
La marque Caiffa fut connue dans toute la France. De nombreux colporteurs se déplaçaient dans les campagnes avec un triporteur à trois roues pour vendre les produits de la marque. De nombreuses boîtes portant l'inscription Caiffa existent encore et on en voit parfois en vente dans les brocantes.
 
Au planteur de Caiffa avait une succursale au Havre qui se trouvait 227 rue de Normandie c'est-à-dire rue du maréchal Joffre. Elle avait une vingtaine d'employés.
 
De manière étonnante, je constate que les collectionneurs n'ont pas encore jeté leur dévolu sur cette marque. Celle-ci existe toujours, est même protégée commercialement et rien ne dit que la marque Caiffa ne fera pas à nouveau parler d'elle un jour...

    

18 commentaires:

DAN a dit…

L'origine du mot est en effet un petit mystère.
Je ne connaissais pas cette marque de café, et du point de vue collectionneur ce serait plutôt la carte postale de ce commerce qui susciterait mon envie !

jeanpaul76 a dit…

J'ai presque l'odeur ou plutôt des images qui me reviennent, gamin assis autour du brûloir inlassablement le même-son à chaque tour du cylindre . Jean Michel voilà un bon début d'année...........

Bon week-End

jean-michel Harel a dit…

Salut Dan. Ce serait une belle trouvaille !

@jeanpaul Je n'ai pas connu cette époque du brûloir. Dans cinquante ans on collectionnera peut-être les vieux micro-ondes !

buddy2259 a dit…

J'avais déjà entendu parler de cette marque mais j'ignoré quelle avait pignon sur rue au Havre.

Bon week-end Jean-Michel...! )

gérard a dit…

Pas connu cette marque lorsque je travaillais dans une maison import/export de café. Souvenirs comme Jean-Paul du café vert que l'on faisait tourner dans le bruloir. Début des années 1960.

jean-michel Harel a dit…

Salut Buddy La marque était connue dans toute la France et on trouve sa trace un peu partout.

Salut Gerard. Les noms de marque s'oublient finalement assez vite. Une publicité chasse l'autre.

phyll a dit…

mêmes souvenirs du bruloir à café.....quant à cette marque, elle m'était inconnue jusqu'à aujourd'hui !!!

phyll a dit…

mêmes souvenirs du bruloir à café.....quant à cette marque, elle m'était inconnue jusqu'à aujourd'hui !!!

Anonyme a dit…



Votre remarque sur Havrais-Dire à propos de B de Saint Pierre.
…………………………………………………………..
C’est justement une réflexion que je me faisais ces jours ci….
Anatole France, dont vous parlez, n’est plus guère lu, comme un certain nombre de ses contemporains et d’autres l’ayant précédé en littérature. Qu’on ne le lise plus ne retire rien à son talent.
C’est quand même une question de mode, non ?
Plus que de talent, alors ?...
Cela m’alarme un peu !!!....
Ma réflexion était justement celle-ci : j’ai une abondante biblio où le roman tient une bonne place et c’est une collection qui s’étend sur 60 ans. J’y tiens énormément. Vaut-elle encore quelque chose en termes de culture ? Quels auteurs ou titres seront conservés par mes descendants ? Ces ouvrages iront-ils dormir dans la poussière d’un bouquiniste qui les aura achetés au kilo ?
Quand je regarde les noms et les titres, je pense qu’il s’agit d’auteurs – de talent, de renom, un temps donné - déjà oubliés et qu’on ne lit plus, ou plus guère, des Goncourt, des Interalliés, des Renaudot etc...Et d’autres, des auteurs qui ont eu du succès.
Sans contester qu’elle est ou qu’elle fut utile, cette littérature, qu’elle témoigne, etc….et autres arguments positifs. Evidemment ! Mais c’est comme ça !
Que restera-t-il de toute cette culture, accompagnatrice ou témoin de nos existences souvent,
à la fin du demi-Siècle qui commence ?
Que restera-t-il du livre imprimé ? avec l’explosion des techniques de communication.
Otto.

jean-michel Harel a dit…

Ce qui sauve Anatole France c'est d'abord son nom... Changer le nom d'une rue "France" cela fait mauvais genre ! Il n'est plus du tout à la mode mais il garde de fervents partisans parmi ceux qui apprécient la bonne littérature.

Il faut aussi se rappeler que le roman était plutôt méprisé autrefois et considéré comme un genre " peu sérieux", sans utilité : une sorte de distraction...

A propos du livre, je pense que le papier sera l'or et la version électronique sera le papier-monnaie... Un bon conseil : achetez des dictionnaires en plusieurs tomes en ce moment. ils sont totalement bradés.

On vit une évolution de la lecture avec une invasion des écrans. Je m'en rends compte dans le train où le livre électronique devient de plus en plus fréquent. Le grand virage se fera à l'école où le scandale des cartables trop lourds amènera forcément à l'adoption des livres électroniques. Sincèrement on ne va pas s'en plaindre car il faut avoir pesé les cartables pour se rendre compte du peu de cas que certains font du dos des enfants.

A propos de ce qui restera de la littérature, il faut aussi se poser des questions personnelles parfois dérangeantes. Que reste-t-il des centaines de livres qu'on a lus pendant des heures à notre mort ? Rien. Tout s'efface avec notre cerveau. Un plaisir assez solitaire et éphémère finalement !

Je ne suis pas très optimiste pour l'avenir prochain de milliers de livres. C'est de l'or mais il faut de la place et de l'intérêt pour les conserver et surtout les lire ! On peut avoir une bibliothèque municipale gigantesque et très peu d'ouvrages différents consultés.

Enfin restons positifs ! O espère qu'il y aura toujours des esprits curieux qui aimeront lire, découvrir, aimer la liberté...




jean-michel Harel a dit…

Salut Phyll. On en apprend tous les jours : un vrai plaisir !

Anonyme a dit…



Je change de propos, décidément vous m’y incitez.
Curieux que cette honorable maison « Les planteurs de Caïffa » soit tombée dans l’oubli (et même dans la méconnaissance, si j’en juge par les interrogations du blog).
Je vais vous mettre sur la piste d’une petite succursale provinciale des « Planteurs ».
Vous cherchez (et vous trouverez !) :
Cahiersduvaldebargis.free.fr
Ensuite :
Colonne « ressources »
Dans celles-ci vous trouverez :
- recherches.
Après avoir cliqué :
Vous indiquez simplement ce que vous cherchez : Caïffa.
Et ça marche.
Vous verrez comment cette maison travaillait dans les années 30 (et avant, bien sûr).
Otto.

DAN a dit…

Je lis ici un très intéressant échange à propos des livres entre Toi, Jean-Michel, et Otto que j'ai eu le grand plaisir de rencontrer cet été.
Bonne nuit Jean-Michel et Otto !

Anonyme a dit…


C'est la vie, ça, Dan...l'échange et l'invitation à participer.
Bonjour en passant.
Otto.

DAN a dit…

@ Otto
Merci Otto, à bientôt !

jama a dit…

Au planteur de Caïffa reste connu des provinciaux nés avant les années 1955. Je suis la petite-fille du directeur général pour la province de cet établissement, Henri CAHEN (sans filiation avec Michel)
l'histoire a débuté au Havre où un bateau s'est échoué dans le port,la cargaison de café mouillée ou humide a été rachetée par Michel CAHEN, ainsi démarra l'histoire,celle-ci m'a été racontée par mon oncle, fils de Henri CAHEN.

Couure sege a dit…

Je suis le petit neveu de Mr Julien Couture .ancien directeur du Caiffa mort en 1958 . Après la guerre mon père travaillait comme employé au Caiffa .Nous habitions au Plessis-Robinson et mes parents se faisaient livrer par une épicerie Caiffa situéé à Sceaux (92) . Je me rappelle très bien du livreur qui nous faisaient bien rigoler.
Dans ma famille ,pendant la guerre ils ont aidé la famille Cahen persécutée parce qu'ils étaient juifs. Un jour vers 1954 je travillais dans une usine de métallurgie dans le 19ème ,j'ai vu venir vers moi des personnes sans doute liées à la famille Cahen qui sont venues me remercier ;je n'ai pas compris pouquoi à l'époque.

Anonyme a dit…

didier a dit


j'ai gouté ce café ya de nombreuses années c'est le meilleur café que j'ai
bue de ma vie vraiment, sublime aussi bien en gout et arome j'aimerai tant
retrouver ce café.
peu ton en retrouver une trace de ventes j'espère.