lundi 11 mars 2013

Souvenirs des librairies havraises : Delahaye, Dombre, Goux, Lebrun, Vincent...






Nos excellentes librairies havraises... Il est agréable et même utile de recueillir les témoignages et souvenirs de cette époque. Les librairies havraises du siècle dernier : guilde, confrérie commerciale sur laquelle les historiens se sont peu penchés. Certes Jean Legoy, le meilleur historien du vingtième siècle, les a évoquées dans son oeuvre " les Havrais et le livre". Mais il a surtout commencé à "défricher" le sujet. Il reste tant à dire et à découvrir. Par exemple, à quelle occasion a été réalisé l'autocollant réunissant trois librairies et le blason Havrais?  

A certaines époques plusieurs de ces librairies éditaient même des ouvrages et des catalogues rassemblant ces livres. De manière très peu connue, j'ai découvert qu'un manuel scolaire, publié par un de ces libraires havrais, fut interdit pendant l'Occupation. Il s'agit de :  Résumés d’histoire de France (CE et CM, 1935) d’A.Ch. Lechevalier à la librairie Delahaye !




Livre de la librairie Vincent. Elle se trouvait alors 15 rue Bernardin de Saint-Pierre.
                                             Publicité pour la librairie Delahaye après la Seconde Guerre mondiale
Protège-Livre de la librairie Dombre. Il est assez difficile à trouver mais il y en eut, à mon avis, un grand nombre en circulation. Pour l'anecdote, le vendeur de cet objet pensait que j'allais acheter un livre et ne comprenait pas pourquoi ce simple protège-livre pouvait à lui tout seul  intéresser.


6 commentaires:

DAN a dit…

Je ne saurais répondre à ta question à propos de l'autocollant, mais ce que je constate c'est que certaines librairies que tu évoques ont aujourd'hui disparues, et la librairie Dombre qui faisait référence, n'est plus que l'ombre d'elle même si j'ose dire. Heureusement La Galerne a relevé le défi d'une bonne librairie au Havre, mais, de ce fait, elle est obligée d'avoir un étalage répondant à plusieurs critères de lecture, polar, roman essais etc. Aussi a-t-elle du mal à surnager dans le flot continuel des parutions. Il est fort heureux d'ailleurs que le prix unique du livre ait été institué sinon les grandes surfaves auraient eut beau jeu de manger tout cru ces librairies indépendantes !

buddy2259 a dit…

Hélas toutes ces superbes librairies ont fondues comme neige au soleil...et les survivants devront s'accrocher afin de ne pas suivre le même chemin.

Qui en est responsable...je suppose que vous avez compris !

Anonyme a dit…

La vie ou la survie des ces librairies de Centre ville tient aussi à la population de lecteurs qui les fréquentait ou les fréquente encore, charmés par l’ambiance très particulière des lieux et séduits par l’énorme choix, en principe, se présentant à eux. Fréquenter un libraire, c’est aussi flâner. Un mode de vie…..
Notons que les grandes surfaces qui se sont étoffées en « espaces culturels » sont surtout intéressées par ce qui se vend, pas par ce qui est la diffusion de culture. La démarche n’est pas du tout la même. Combien d’horreurs d’inculture dans ces rayons ? même si on constate quelques progrès d’assortiment.
Et puis, paresseusement, nous nous laissons aller à la vente en ligne, très pratique, évidemment et très sûre et qui élargit ses réseaux puisqu’on peut recevoir des ouvrages, souvent d’occasion, venant de libraires indépendants répartis sur le territoire français…ces derniers participant à leur propre condamnation.
Pleurons, mes frères, sur la disparition progressive, et programmée de ces conseillers en culture que personne ne remplacera dans le commerce moderne dit « de grande distribution », alors qu’en plus, se pointe l’offre de lecture d’ouvrages sur nos écrans individuels.
Pour nous, lecteurs, c’est pourtant scier la branche sur laquelle nous nous sommes assis pendant si longtemps.
Saint Pivot, priez avec nous !
Otto

jean-michel Harel a dit…

@Dan le mystère de l'autocollant reste intact pour l'instant !

@buddy et Otto

Je pense aussi que la librairie Dombre est la dernière survivante de cette époque. Pour cette raison je garde une forte sympathie pour elle. Il y a des souvenirs de cette époque ( des années 1950 aux années 1990 ) à collecter, à rasembler et à conserver.

On a pour l'instant changé d'époque et la situation actuelle ne ressemble absolument à ce qu'il y avait 25 ans auparavant. Si j'ai le temps je ferai un historique pour les années 1970 à 1990. Pour les années 1950 à 1960 il y a des acteurs qui pourraient encore en parler.

Que deviendra la vente de livres ?
Je réfléchissai et je me disai que le livre resterait l'or ( la monnaie-étalon) et le livre électronique la monnaie de papier.
Les billets de banque d'il y a cinquante ans ne valent plus rien l'or vaut toujours quelque chose.













l'père Cantoche a dit…

j'aime beaucoup le commentaire d'Otto qui voit juste et loin... je pense comme lui... les libraires, notamment, se mordent la queue avec leur " vente en ligne "... leur seul salut est de se distinguer en se différenciant et non point en s'alignant... l'achat du Livre proposé par un Libraire doit se faire en Librairie... épicétou !
que d'heures délicieuses j'ai passé avec mon Grand-Père chez Mesdames Goux mère et filles, rue d'Etretat...

jean-michel Harel a dit…

Je rajoute à cet article qu'il y eut longtemps un rayon livres au Printemps, au deuxième étage. Je pense qu'il fut supprimé à la fin des années 1990 ou début des années 2000.