dimanche 22 septembre 2013

Drive U Le Havre Boulevard de Leningrad Service au volant







La guerre des Drive est-elle déclarée ? Samedi 21 septembre 2013, des distributeurs de tracts proposaient, en centre-ville, pour certains, de se rendre à Super U, pour d'autres, de choisir Carrefour Drive !
 
Le nouveau "drive" qui vient de s'installer se trouve boulevard de Leningrad. Tiens un nom de bataille... Le bâtiment a été transformé de manière plutôt réussie. Pour ma part, j'apprécie bien le mot " Le Havre "  stylé.
 
J'ignore l'avenir de ce type de commerces. Il restera limité car tout le monde n'a pas la voiture, tout le monde n'utilise pas les nouvelles technologies pour commander, tout le monde ne fait pas ses courses pour ne voir presque personne. Il y a un aspect un peu rétro dans la mesure où la voiture est de moins en moins à la mode et acceptée ( par exemple, celui qui voudrait créer un drive in pour aller voir un film en voiture n'aurait aucun espoir ). Mais il y a un aspect actuel dans le sens où la société se montre (hélas) de plus en plus individualiste et pressée.  Le slogan lui-même " vos courses sans détour " tranche avec une conception passée de la grande distribution qui cherchait à vous retenir, à vous détourner, à vous retarder dans les rayons...
 
On suivra avec intérêt quel est l'avenir de ce concept. On doit d'ailleurs parler, en bon français, de "service au volant ".
 





 

7 commentaires:

phyll a dit…

pratique pour les clients pressés, mais moi je préfère prendre mon temps et choisir mes produits sur place !! et autre avantage, ça me permet de "tailler la bavette" avec les commerçants et les autres clients !!! :o)

buddy2259 a dit…

Bonsoir Jean Michel,
Ici dans mon coin il y a déjà plusieurs Drives dont deux qui sont à 100m l'un de l'autre...Perso je ne suis pas client de ce genre d'établissement et comme phyll je préfère voir ce que j'achète

Bonne soirée... !)

DAN a dit…

Mon fils a travaillé dans un drive à Rouen, il connait un peu la question, il faut savoir que ce type de commerce est fait presque à perte pour les marques telles Leclerc, mais s'ils ne crée pas ce nouveau concept ils ont peur que la clientèle parte voir la concurrence et ne soit "fidélisé" par celle-ci, alors, et afin de garder sa propre clientèle, les grandes marques créent ces drives qui ne leur rapporte rien !

jean-michel Harel a dit…

@Phyll Pour la conversation, ce sera limité !

@Buddy Oui il y a des chances pour qu'on voie un autre drive arriver dans le secteur

@Dan. C'est intéressant de savoir que cela ne rapporte pas vraiment aux distributeurs. Il leur faut toujours être dans la course. Quand on voit par exemple le développement ultra-rapide d'internet ceux qui n'ont pas choisi de se lancer dedans sont à la traîne. Les journaux d'annonces ont été balayés car ils n'ont rien vu venir.

Anonyme a dit…


Qui aurait pu croire, lorsqu’ils arrivèrent, au succès futur, EN FRANCE GASTRONOMIQUE des Mac Do et de sa malbouffe saine et sans microbes (qu’ils disent) ? De même qu’à leur extension, un peu plus tard, dans des Chef-Lieu de Canton, près d’un super-marché, loin des grands centres déjà pourvus.
Les gamins en raffolent. Du moins, ceux que je connais. Aller au Mac Do, c’est la fête.
Ce n’est pas forcément prometteur pour la restauration traditionnelle, mais ce l’est à coup sur pour le Drive.
Les spécialistes du marketing et les promoteur du système ne comptent pas sur nous, retraités ou actifs dans la vie, et pour qui leurs vingt ans sont un souvenir, mais ils investissent sur les jeunes générations. Et là, on bouffe, on ne fait pas du convivial, on ne discute pas, surtout quand on a un gros sandwich mac’do dans la bouche ! C’est bien connu : on ne parle pas la bouche pleine.
Ca va marcher.
J’observe déjà, et depuis un moment, que les VRP ne se nourrissent plus au Restaurant-routier mais filent tout droit au Flunch (où y’a du parking pour la caisse).
Je doute fort que les ventes dans ce cadre Drive se fassent à perte, pendant que les clients se déconnectent du marché traditionnel supposé comparatif (dans « traditionnel », j’entends les Super et Hyper, pas forcément l’épicemard du coin quand il survit…rendons en cet instant hommage au maghrébin restant ouvert jusqu’à minuit !). On dit que l’hyper est cher – voyez les fruits ! – mais tout le monde y va, tout le monde achète. La notion du prix perd de l’importance par rapport à la notion du temps, encore plus lorsqu’on ne fait que passer au Drive ayant enregistré votre commande à l’avance qui vous dispense d’un choix – fortiche, non ?. Il y a aussi une forme de résignation de la clientèle.
Ceux qui sortent du circuit vont aux Restau de Cœur, au Secours Catho ou au Secours Popu qui se fournissent au même endroit, un M.I.N avec produits limite ou en rebut. Une clientèle, malheureusement non-friquée, mais fidèle, dont le nombre ne va pas en diminuant.
Ca cahote dur, mais c’est la vie qui va…………….
L’hyper de mon coin a étalé dès fin Aout ses fruits-légumes à l’extérieur, à même le sol les mêmes que ceux qui sont à l’intérieur, pour faire de la vente directe, comme les exploitants qui en ont marre de passer à la moulinette. Il y a du monde autour ! Très réactifs, les Hyper !!!....toujours sur la vague moralement porteuse, juste en changeant de costume sans retoucher les prix.
On n’y peut rien. Nos compatriotes ont l’air de se taper de la mascarade.
Jusqu’au jour, peut-être, où l’homme devra ré-inventer le feu et chasser les grosses bêtes pour se nourrir…A ce moment là, on pourra se grouper autour du feu et bouffer tous ensemble un bon cuissot d’ours, ou un rable de loup (aux herbes de Provence ?) qui se seront eux-mêmes engraissés à la succulente chair d’un Pré-Salé redevenu sauvage.
Otto Gestion.

jean-michel Harel a dit…

Bonjour Otto. Merci pour cette riche contribution. L'extension des Mac do n'a jamais été freinée... Ah oui il y a Quick qui appartient à l'Etat désormais ( une société qui dépend de la caisse des dépôts...). Les autres font de la mauvaise qualité et cela marche : faisons pareil...

Ce n'est pas pour rien que j'évoque la grande distribution et le commerce au Havre. Qui en parle ? Qui réfléchit à ces questions ? C'est aux consommateurs de se prendre en main. Et aussi aux commerçants de proximité d'innover, de créer...

On a l'impression d'un combat entre les petits ( les gentils ) et les méchants ( les gros ) mais c'est probablement plus compliqué que cela. L'Etat est bien heureux que les hypermarchés français soient parmi les meilleurs
et les plus puissants du monde. C'est une dimension rarement mentionnée qu'un ami économiste m'avait soufflé.

Je pense que beaucoup de gens aimeraient se payer la brasserie traditionnelle le midi mais c'est cher comparativement à ce qu'on trouve ailleurs. Et puis il y a une question d'habitudes comme vous dites très bien Otto. Les enfants qui sont habitués au macDo verront d'un œil bizarre les petits restaurants qui ne paient pas de mine.

Mais restons optimistes. Chacun d'entre nous subit une quantité incroyable de publicités et parvient à survivre !


Anonyme a dit…

Les « petits restos » sont faits pour les nostalgiques. Il en reste, et même, je crois de plus en plus. Ce sont les temps que nous vivons qui veulent ça, le passé devient un refuge. C’est aussi de tous les temps, la vie court trop vite et de plus en plus.
A bientôt sur un autre rendez vous dans votre blog, auquel je suis fidèle, à propos de la vie havraise de ce temps : les petites choses et les plus grandes de ce qui fait la chronique du quotidien vécu et d’un proche avenir souhaité.
Otto.