mercredi 1 mai 2013

Pratiques urbaines en développement : parkour, skatepark...

Affiche, rue de Paris, pour promouvoir le Parkour


Parmi les pratiques urbaines en développement au Havre figurent le Parkour, encore peu connu, et le vélo, la patinette, le patin à roulette ( rollers) au skatepark. Le Parkour est "une activité physique qui vise un déplacement libre et efficace dans tous types d’environnements, en particulier hors des voies de passage préétablies. Ainsi les éléments du milieu urbain ou rural se transforment en obstacles franchis grâce à la course, au saut, à l’escalade, au déplacement en équilibre".
 
 Les vingtenaires et les trentenaires reconnaissent eux-mêmes que l'agrandissement du skatepark a fortement développé le nombre d'utilisateurs de celui-ci. On a ici un cas précis où c'est l'offre qui a créé la demande !  
 
Ce développement de nouvelles pratiques diffère assez de ce qui se pratiquait dans les années 1960 ou 1970. On se souvient, par exemple, qu'il y avait place de l'hôtel de ville mais aussi place de la Bourse des endroits où faire naviguer des voiliers-jouets. Activité plus calme...
 
Les thèmes récents abordés publiquement au Havre ont concerné la nuit ( il y a des propositions très novatrices à faire dans ce domaine...). Il n'y a pas eu de réflexion ou de débat encore sur les pratiques urbaines et le cadre de leur développement. Dans ce domaine j'ai un certain malaise quand je vois des enfants de dix ans ou des adolescents mineurs sans casque ni protection au skatepark où le sol est d'une très grande dureté. La mentalité, hélas trop habituelle, est souvent d'attendre un accident pour s'exprimer mais je n'ai pas cette philosophie. C'est en amont, surtout en matière de sécurité, que les choses doivent être pensées car ensuite c'est très difficile de les changer.
 
A propos du Parkour, cela reste encore confidentiel. Quelle attitude adopter envers cette activité? Je ne montre pas de vidéos de ces pratiques. Je n'ai pas non plus diffusé la vidéo d'une personne qui franchit le pont du bassin du Commerce, au Havre, à mains nues, en passant par en-dessous. Entre interdiction, encadrement, indifférence et promotion, que choisir ? Pas facile...
 
Pour ma part, de même qu'un ami qui m'est très cher, je serais favorable à la création d'un bassin, comme celui de la place de la Bourse, où les voiliers et navires pourraient naviguer en centre-ville. L'offre peut créer la demande...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  



 

10 commentaires:

DAN a dit…

La pratique sportive des années 60-70 était encadrée par les Comités d'Établissement, organisme qui a tendance à disparaître de nos jours tout comme le travail d'ailleurs, alors les jeunes ayant besoin de se défouler, et c'est tout à fait normal, ils inventent des pratiques ne réclamant pas d'infrastructures ni installations particulières.
Pour la pratique du «Parkour» prenons garde toutefois que certains interdits ne soient transgressés avec cette pratique, comme la propriété privée, de plus il faudrait que les responsables quels qu'ils soient, soient dégagés des responsabilités qui leur incombe à propos des lieux publiques qui sont « détournés » au profit de certaines pratiques, comme le «Parkour», car un jour si cette pratique venait à perdurer, il est probable qu'un accident interviendra, et l'on mettra, une fois de plus la responsabilité de nos édiles en cause. Il faut aussi que ce soit le citoyen qui se responsabilise, et si vraiment une nouvelle pratique voit le jour, comme le skate, là oui on peut demander aux responsables de faire quelque chose.

phyll a dit…

je suis tout à fait d'accord avec DAN !... et je suis aussi d'accord avec toi en ce qui concerne des bassins pour "bateaux-jouets"... j'y allais souvent étant gamin et j'aimerai bien pouvoir y retourner avec mes petits enfants !!

jean-michel Harel a dit…

Oui il y a des pratiques à risque. j'ai été assez marqué par un fait-divers. Un jeune homme s'est amusé à escalader un immeuble devant ses amis dont un qui filmait. Arrivé à un étage en hauteur il a lâché car il y avait un chien méchant sur le balcon qu'il n'avait pas vu. Il est mort alors que son camarade filmait.

Pour le parkour, les responsables, ailleurs, semblent partagés sur l'attitude à tenir Créer un parcours ludique ou interdire totalement cette pratique. Avoir une zone où faire des acrobaties sans risque de mourir pourrait être une piste. A ce sujet les sols qui sont dans les aires de jeux pour enfants sont bien adaptés. Quant au béton dans lequel nous vivons point n'est besoin de dire que la blessure grave guette.

A propos du skatepark le succès tient aussi comme le dit Dan au fait qu'il n'y a pas besoin de beaucoup d'équipements. En ce moment il y a des groupes complets de trottinettes avec des participants de 10-12 ans. Certains n'ont aucune protection. On imagine mal de demander à des enfants de cet âge d'être raisonnable et responsable !








DAN a dit…

C'est aux parents qu'il faut demander d'être "raisonnable", les enfants, eux, ne font que suivre, à moins qu'ils ne devine le laxisme de leur parents dans ce cas là il n'y a pas grand chose à faire !

gerard a dit…

Le jardin de l'hotel de ville était un lieu qui rencontrait un énorme succès années 1955 - 1960, Chacun lachait son voilier, parfois l'attente d'un léger coup de vent nous laisser espérer son retour.

DAN a dit…

@ Gérard, tout à fait exact, j'ai connu ça enfant, aujourd'hui il ne serait plus possible de faire naviguer les petits bateaux ici, et le bassin de la bourse à disparu !

jean-michel Harel a dit…

@Dan, Gerard; il n'y a plus d'endroit en centre-ville pour faire flotter un bateau. Un peu triste tout de même. Qui plus est dans une ville maritime !

jeanpaul76 a dit…

Oh oui Phyll ! je cours acheter un petit bateau et une pelote de fil, je prends 5 mètres ou 250 mètres j'espère que les mômes ne vont pas nous emmerder je rigole ...
bonne journée

buddy2259 a dit…

Faire le bon choix de la pratique urbaines à effectuer...à chacun de se responsabiliser !

jean-michel Harel a dit…

@Buddy oui pour les majeurs que nous sommes on a à être responsable. Les collectivités ont aussi des responsabilités à assumer. J'ai déjà dit par exemple que la piste cyclable au coin de la rue de Paris et du quai Georges V est potentiellement mortelle au niveau des feux.