mardi 19 mars 2013

Avions allemands au dessus du Havre pendant la Première Guerre mondiale

De mémoire, je ne connaissais pas l'existence de cette carte postale représentant deux avions allemands bombardant Le Havre pendant la Première Guerre mondiale. Cela me rappelle mon ami, aujourd'hui décédé, Monsieur Souvay, qui se rappelait, enfant, du premier bombardement de la ville en 1918. Celui-ci fit un mort. Dédié à Sébastien Bocé, spécialiste de l'histoire de l'aviation locale.

14 commentaires:

DAN a dit…

Notre ami boboce pourra nous dire quels sont ces appareils, car c'est un as sur l'histoire des avions en général !

jean-michel Harel a dit…

Salut Dan. Oui c'est un as. Le terme est bien trouvé.

buddy2259 a dit…

Intéressante et rarissime cette carte postale...attendons l'intervention d'un spécialiste afin d'en savoir un peu plus sur les bombardements de la ville de 1918 .
Bonne journée Jean-Michel !

jeanpaul76 a dit…

Illustration douloureuse mais, une carte postale rare je vais me contenter d'attendre la réponse

Bonne journée

Anonyme a dit…

On se demande quand même s’il ne s’agit pas de photo montage ou plus exactement d’un dessin d’imagination, avec un clocher (trop) voyant en centre ville et un navire de guerre devant la plage….L’avion du premier plan n’est pas un appareil de fin de guerre (14-18) mais du début. On peut douter que les allemands aient eu des appareils dits de bombardement partant d’aérodromes situés à près de 200 Km de l’objectif et devant y revenir.
Otto.

boboce a dit…

Salut Jean Michel

Après quelques recherches voici ce que je peux dire.
Déjà comment ont-ils put arriver jusqu'ici???
Le modèle au premier plan est un Ago Doppeldecker de 1913, aucune chance qu'il n'atteigne le Havre sans faire un ravitaillement entre Paris et ici. L'appareil au second plan est certainement un Albatros BII de 1914 (ailes rectangulaire, empennage en delta et dérive en pointe). Comme l'avion précédent, l'autonomie est limitée, pour lui à 400Km, soit 200Km pour une mission.
Le bombardement du 1er aout 1918 tua le docteur Postel. La censure était de mise à l'époque et aucun renseignements n'existe, tout du moins dans la région. D'après le témoignage du fils du docteur, l'avion se serait perdu et au moment de faire demi tour se serait délesté de ces projectiles. Il parle d'un avion Taube, seul soucis est que cet avion n'a pratiquement jamais été en première ligne et encore moins en 18. Par contre Rumpler, le constructeur du Taube a fabriqué des bimoteurs GI à GIII avec 700Km d'autonomie, là pourquoi pas.

Ce dessin de propagande est très beau et intéressant malgré tout, car il illustre peut être autre chose. Je sais que des avions Allemands ont survolé plusieurs villes Françaises au tout début de la guerre afin de colporter de la propagande, en larguant des messages lestés.

J'espère avoir fait un peu avancer le schmilblick.
Merci pour le document
A+

Anonyme a dit…

D'accord avec "boboce" !
La légende écrite au dessous de l'image est difficilement lisible et écrite en caractères gothiques.
Elle dit que des avions lachent leurs bombes sur Le Havre.
Evidemment, on s'en doutait déjà !
C'est donc probablement une image tirée d'un "illustré" allemand d'époque. Un exemple, par ailleurs du "bourrage de crane" si largement utilisé pendant les guerres.
Otto

DAN a dit…

Quand je te disais que boboce est un AS.....

Anonyme a dit…

Oui ! c'est ce qu'on appelle une descente en piqué !
O.

jean-michel Harel a dit…

@jean-paul oui carte postale je confirme

@Otto on pense effevtivement à un dessin d'imagination faite par les Allemands, basé sur les cartes postales havraises de l'époque.

@merci Boboce pour ces détails très intéressants que les néophytes en aviation ne pourraient déceler. Cela donne envie de s'intéresser à cette histoire. On trouvera peut-être des éléments du côté allemand dans les archives.

@Dan; On confirme c'est un as ( et un habitué des archives municipales) !

jean-michel Harel a dit…

Je viens de lire qu'une bombe était tombée sur la maison du docteur Postel et une autre au coin de la rue Dumé d'Aplemont et Bougainville au cours de la première guerre mondiale.

boboce a dit…

En réalité il y a eu trois points de chute.
Une sur la gare de marchandise de la "Petite Vitesse".
Une autre rue Dumé-d'Aplemont, non loin des Douanes et des Pompiers.
Et deux sur la maison du docteur.

Bonne nuit

Anonyme a dit…

Voici un extrait de l'article sur l'histoire de "La caserne des douanes du Havre de 1847 à nos jours lequel évoque cet évènement: Le seul dommage de guerre que la caserne va subir ce sera durant la 1ère guerre mondale. Dans la nuit du 31 juillet au 1er août 178 lors du seul bombardement qui touchera Le Havre pendant la seconde bataille de la Marne "deux bombes sont tombées tout à proximité de la caserne des douanes causant de grâves dégâts à cet immeuble : les vitres de l'une des façades ont été sans exception réduite en menus morceaux, des fenêtres et des portes déjetées ou descellées, une dizaine de celliers se sont écroulés et le mur d'enceinte des jardins a une brêche d'environ 20 mètres. Les toitures ont souffert et des ardoises menacent la sécurité du personnel et du voisinage...."

jean-michel Harel a dit…

Mon ami, Monsieur Souvay,aujourd'hui décédé, qui a travaillé dans les débuts de l'aéronautique au Havre se rappelait du bombardement de la Première Guerre mondiale dans notre ville. Il avait environ trois ans et il avait senti la secousse. C'était émouvant d'entendre ce monsieur qui avait dépassé les 90 ans parler de cet événement qui l'avait profondément marqué malgré son jeune âge.