vendredi 30 septembre 2011

La vie cachée des militaires havrais sous la troisième République

Le foyer du soldat près du fort de Sainte-Adresse
Il y a les images d'uniformes, de défilés et de casernes qui donnent une apparence d'ordre dans cette vie de  garnison du Havre sous la Troisième République. Des centaines d'hommes restent plusieurs années dans les différentes casernes : Kléber, Eblé... A l'intérieur des forts de Tourneville et de Sainte-Adresse, des jeunes gens vivent plusieurs années. La création de deux foyers du soldat à la charnière du dix-neuvième et du vingtième siècle lève un voile sur la "vie cachée" des militaires de la ville. 

C'est l'union anti-alcoolique, une association havraise, qui est à l'origine des "deux salles du drapeau". Cette "section des dames" contre l'alcoolisme avait voulu créeer ces établissements de tempérance.

La première maison du soldat est créée dans le quartier Saint-François en février 1898, rue Dubocage de Bléville. Elle offre des "boissons non spiritueuses ( bière par exemple), un piano, un billard, des jeux divers ( dominos,cartes...).  " L'emplacement de ce foyer n'a certainement pas été choisi au hasard. Saint-François, situé près des bassins, contenait une large gamme de bars et de maisons closes. Le meilleur moyen d'éviter que les soldats y aillent consistait à les détourner de ces lieux. Etait-ce vraiment la morale qui justifiait de les occuper dans ces maisons du drapeau ? Le souci d'avoir des soldats en bonne santé mentale et physique en vue d'une prochaine guerre justifiait plutôt la création de ces établissements.

En 1900, un foyer du soldat est créé près du fort de Sainte-Adresse pour les artilleurs. On sait effectivement qu'il y avait des canons auxquels étaient affectés des soldats dans cette fortification. L'éloignement du fort expliquait ce deuxième établissement. Faut-il aussi y voir un dédain ou un refus des artilleurs de se joindre aux autres unités en ville ? Le foyer du soldat situé à  Sanvic comprenait quelques chambres pour des pensionnaires qui pouvaient y loger au mois. On sait assez peu de choses sur la fin de ces deux institutions.

La vie dans les casernes pendant plusieurs années impliquait une forte dose d'ennui pour les jeunes qui effectuaient leur service militaire. L'alcool constituait une sorte de tentative de remède au désoeuvrement. Les nombreux bars du port du Havre proposaient des boissons alcoolisées très fortes qui n'arrangeaient pas la santé des conscrits. L'absinthe n'avait pas encore été interdite par exemple. On remarquera que Le Havre possédait un nombre très important de bars. Ceux-ci ont dû, pendant longtemps,  bénéficié de la présence, probablement régulière, des ces militaires tout au long de la Troisième République. De même, il faudrait davantage s'intéresser aux maisons closes havraises dont les affaires semblent être très prospères avant la Seconde Guerre mondiale... On se doute que des centaines de jeunes hommes, présents dans une garnison, souvent loin de chez eux, devaient être tentés de pousser la porte de ce genre d'établissement pour connaître une première expérience. On conçoit que certains quartiers "chauds" du Havre d'avant-guerre ( Saint-François et Notre-Dame) voyaient passer une clientèle très disparate : marins, militaires... Il s'éloigne désormais le temps où ces quartiers abritaient la vie cachée de nos militaires havrais. 








mardi 27 septembre 2011

Foire Saint-Michel fête foraine le havre 2011






le manège assez haut consiste à descendre en bateau une sorte de rivière



un des nouveaux manèges de la foire 2011

La foire Saint-Michel 2011 profite depuis son ouverture d'un beau temps propice aux visites. On compte notamment cette année un nouveau manège. Il manque peut-être un lieu pour les jeux vidéo ( jeux d'arcade), babyfoot et flippers. Il en existait un, quelques années auparavant, à la foire Thiers mais aussi à la foire Saint-Michel. Pour l'anecdote, il était inscrit qu'il était interdit de fumer près des machines. On considérait qu'une étincelle pouvait détraquer le monnayeur et offrir des parties gratuites. 

La foire Saint-Michel attire particulièrement une clientèle adolescente et familiale. Cet événement fait partie des événements populaires au même titre que le corso fleuri et mérite qu'on s'y intéresse.   

lundi 19 septembre 2011

Foire Saint-Michel Le Havre 2011 du 24 septembre au 16 octobre




Comme beaucoup de Havrais, j'aime la foire Saint-Michel. Beaucoup de souvenirs récents ou passés y sont liés. Cet événement populaire draine la foule. Parmi les améliorations à apporter, je répète depuis plusieurs années qu'il faudrait en soigner davantage l'entrée et indiquer les dates et horaires de cette manifestation dès le seuil. La fête foraine dans son ensemble, particulièrement au Havre, mérite l'attention. De manière assez personnelle, je pense qu'une réflexion sur la présence et la nécessité de "manèges à sensation" est à mener. La foire demeure avant tout une ambiance et il conviendrait peut-être de revenir dans l'avenir à des attractions plus "calmes". C'est aussi valable pour les parcs à thème , grands concurrents de nos fêtes foraines, dont la course effrénée à des attractions devient démente. Ainsi, les montagnes russes dépassent désormais les 200 kilomètres/heure en Allemagne... 

Foire Thiers, Foire au coup de vent, Foire Saint-Michel... Beaucoup de plaisirs !

mardi 13 septembre 2011

Port Vauban Port Normand Le Havre









 Port Vauban est un chantier qui a lieu en ce moment au Havre. Plusieurs centaines d'anneaux destinés à accueillir des navires de plaisance seront installés dans le bassin Vauban dans le centre-ville.

De manière frappante, on assiste à une explosion du nombre de bateaux de plaisance en France. De 30 000 en 1966 à 789 000 en 2007. Tout est d'ailleurs fait pour étendre cette "activité économique de loisir" où les sociétés françaises figurent parmi les meilleures au monde : aucune obligation d'avoir un permis pour conduire un voilier, multiplication du nombre de ports...

Il y aurait un paralèlle à faire avec la voiture individuelle dont le nombre a connu une croissance fulgurante au fil des années avant que les autorités commencent à se plaindre de cette multiplication de véhicules ! La comparaison entre le stationnement plaisancier et le stationnement automobile ne manque d'ailleurs pas de sel.dans la mesure où nombre de  bateaux de plaisance sortent assez peu dans une année. Il existe des systèmes de vélopartage ( Velib à Paris) et d'autopartage; il faudrait penser à inventer des "vélipartages". En ce temps de crise, on reste tout de même surpris du nombre de demandes d'anneaux pour des bateaux de plaisance qui ne trouvent pas de place sur les côtes. Envie générale de prendre le large ?