dimanche 31 janvier 2010

Saint-Denis

Studios de télé



Le tombeau de François Premier
Une espèce de Velib !

Le stade de France




Séjour à Saint-Denis dans la banlieue parisienne. Terre de contraste détonnant entre une grande pauvreté et des activités de haute technologie ( studios de télévision).
Visite dans la basilique Saint-Denis pour la deuxième fois. On y voit notamment le tombeau de François Premier ainsi que les gisants de nombreux rois de France. Le stade de France se trouve dans un calme relatif et les canaux donnent un aspect aquatique à ces endroits traversés par de grandes voies routières et surplombés par des immeubles décorés parfois d'immenses publicités.

Peit moment de plaisir lorsqu'une porte de service s'ouvre et laisse voir le site où demeurent les demoiselles de la légion d'honneur, une étonnante particularité de notre époque.





samedi 30 janvier 2010

Défilé...







Avenue Montaigne, à Paris, cette semaine. Le défilé Dior avec cette ambiance spéciale où les mannequins apparaissent, les gardes du corps veillent, les admirateurs guettent... Beaucoup de semaines de préparation pour quelques minutes de défilé.


Photos personnelles.

Sur les murs...


Sur un mur au Havre. Dessin à la craie.

vendredi 29 janvier 2010

Les centres commerciaux en difficulté

Un ami me faisait lire récemment un article très intéressant sur les centres commerciaux. Il s'avère que la multiplication de leur nombre se révèle dangereux pour leur rentabilité. Plusieurs centres commerciaux nouveaux n'ont pas atteint le chiffre d'affaire prévu à Strasbourg, à Mulhouse, etc. De fait, certaines boutiques négocient leur loyer à la baisse pour rester dans ces centres.
Outre la prolifération des centres, la diminution de la consommation ( depuis la crise) et les contraintes de plus en plus fortes liées à une automobile ( prix de l'essence...) provoquent des difficultés. Dans ce domaine, les centres commerciaux situés en périphérie sont encore plus touchés que ceux situés dans le centre d'une ville.
La France est désormais le pays le plus équipé voire suréquipé en matière de centres commerciaux. Pour citer quelques chiffres de l'article paru dans le journal Le Monde, " En 2009, 101 centres commerciaux - représentant 939 000 mètres carrés - ont ouvert ou se sont agrandis, soit plus qu'en 2008 (104 ouvertures mais seulement 767 000 mètres carrés), et plus du double par rapport à 2007 (57 ouvertures pour 434 000 mètres carrés). Environ 1,2 million de mètres carrés sont encore attendus en 2010.
Trop de centres commerciaux affaiblissent le centre commercial. L'exemple le plus frappant reste celui des magasins d'usine prévus en Normandie. Trois projets se concurrencent : cela met en cause la viabilité de chacun d'entre eux.
Bref, le modèle actuel des hypermarchés et centres commerciaux a peut-être atteint ses limites.
Depuis deux ans, tous les nouveaux centres commerciaux en France ont donné de mauvais résultats en France. Seul le centre Odysseum à Montpellier tire son épingle du jeu. En regardant le site internet de Odysseum, on y voit des parkings très accessibles mais aussi que le tramway passe en plein milieu. Cela met, à mon avis, en relief les relations qui existent entre développement d'un centre commercial et transports. Les moyens de déplacement en commun sont actuellement favorisés et cela rejaillit sur l'activité de ces centres commerciaux.

Conférence sur l'écotoxicologie à Sainte-Adresse

Une conférence gratuite sur l'écotoxicologie dans l'estuaire de la Seine aura lieu ce vendredi 29 janvier 2010, à 18 heure, à l'espace Claude Monet de Sainte Adresse, en face de la mairie, 18 rue Reine Elizabeth. Il sera question des effets des pollutions chimiques sur le vivant dans l'estuaire de la Seine. Julie Letendre évoquera sa thèse d'écotoxicologie en prenant comme modèle les moules du port du Havre.

Des obligations m'empêchent de m'y rendre mais cela sera certainement passionnant.

lundi 25 janvier 2010

Et si on créait la Maison de la Normandie à Paris...


La Maison de la Seine-Maritime va fermer à Paris. Il s'agit d'un établissement avec une vitrine qui avait pour but de vanter les atouts du département. Cette réalisation a été un échec patent et n'a pas rencontré d'écho.

J'étais passé une fois devant cette boutique dotée d'une affreuse couleur orange. Cela ne donnait vraiment pas envie d'entrer... En plus, on se demandait vraiment ce que faisait un tel établissement au coeur de Paris. Les gens sont attachés à la Normandie et le sens touristique inciterait évidemment à créer une Maison de la Normandie à Paris.

Pour consoler les seino-marins ( nom bien choisi ), je dirai aussi que d'autres départements ne donnent pas forcément une image très positive à Paris. Je suis passé dernièrement devant la Maison de l'Aquitaine, rue des Pyramides, et la campagne publicitaire de la Gironde, dans la vitrine, m'a paru assez peu convaincante: " En Gironde, à chacun son point G", " La Gironde, le plein de plaisirs", " Trouvez votre Point G ". Le site internet incite même à positionner votre point G. Si la Seine-Maritime avait fait pareil avec ses initiales, on se demande ce que cela aurait donné...








Lalexia tournage de film




Le campement du tournage


Ambiance très calme vers Lalexia, "ma discothèque historique", où un film se tourne cette semaine. L'histoire raconte la vie d'une jeune étudiante qui effectue des effeuillages pour gagner sa vie et rêve de Sciences-Po Paris en île-de-France. Je sens qu'on aura dans l'avenir l'histoire d'un parisien qui rêvera d'être marin et de venir s'installer au Havre en Normandie...

mercredi 20 janvier 2010

Arcades Réaménagement Place de l'hôtel de ville Le Havre



























Elles ont vieilli. Elles ont beaucoup souffert du temps ces arcades en bois de la place de l'hôtel de ville du Havre. Elles disparaîtront avec le réaménagement de la place de l'hôtel de ville. Cette dernière a perdu une partie de sa solennité et de son dépouillement depuis trois décennies. Un jardin pour enfants, des arcades, des mâts et un ascenseur du parking souterrain ont pris place au fil du temps.
Il y a parfois des "allers et retours" dans l'aménagement d'une ville. On aura aussi le même phénomène d'apparition et de disparition d'équipement avec la future suppression des tunnels d'entrée de ville dans l'avenir.

samedi 16 janvier 2010

Ecole Jean Macé Le Havre Notre-Dame













Le Havre, la ville, dite "amie des enfants ", ferme des écoles. Le propos de ce texte n'est pas de participer à une polémique mais d'apporter un éclairage sur une évolution dans la ville du Havre. Cette cité a été créée à partir de deux quartiers fondamentaux : Notre-Dame et Saint-François. Ils constituent le noyau originel, le centre d'où est parti le développement extraordinaire d'une ville qui fêtera bientôt, en 1517, sa fondation, ses 500 ans.

Il est symptomatique et symbolique qu'un quartier comme Notre-Dame perde son établissement primaire et maternel. Le déclin démographique dont souffre Le Havre prend un aspect concret lorsqu'il se traduit par une fermeture d'école. Le fait de transformer un établissement scolaire en réserve de musée revêt aussi un sens qui n'est pas anodin et peut se révéler très maladroit sur le plan politique.
Notre-Dame, un quartier-musée ? C'est le " berceau du Havre " qui est touché.

Ce n'est pas, hélas, la première fois qu'une école ferme en centre-ville ou dans différents quartiers de la ville. Cela reste la marque d'un déclin démographique accompagné d'un vieillissement de la population qu'aucun dirigeant actuel ne semble prendre en compte et encore moins faire évoluer dans un autre sens. Rien n'est pourtant définitif et inéluctable dans ce domaine.

L'enfant et la jeunesse dans une ville doivent être une priorité. Un urbanisme prenant en compte la présence des enfants est nécessaire. Des immeubles avec des cours, par exemple, permettent facilement aux enfants de jouer. Cela demeure rare dans les nouvelles constructions qui se résument à des blocs de béton où l'enfant est peut-être prévu pour rester enfermé toute la journée. On n'a pas encore vu d'école sans cour de récréation à ma connaissance.

Il faut porter tout son espoir dans les enfants.

lundi 11 janvier 2010

Le Havre et l'Automobile



On commencera d'abord par dire que Le Havre correspond à l'agglomération havraise. C'est la définition du 21 e siècle que j'adopte. Quant à l'automobile, cet objet est assez fréquent dans les rues pour que chacun sache de quoi il s'agit.

Les relations entre Le Havre et l'automobile ne semblent pas avoir fait l'objet d'une étude globale. Certes, l'industrie automobile dans la région havraise a parfois suscité l'attention ou la circulation de ces véhicules a provoqué des embouteillages d'articles dans la presse mais la réflexion globale autour de la ville du Havre et de la voiture reste à faire. On évoquera, après un rappel du passé, surtout les décennies 1960 à 2010 car ce sont celles qu'on connaît le mieux.

D'abord, il convient de rappeler qu'on part de zéro. Zéro automobile sur les premières cartes postales dans les années 1900. Les engins à moteur ne font pas partie du paysage et les piétons font la loi partout. Ils déambulent ou se posent dans tous les endroits. Les carrioles et diligences tirés par les chevaux causent parfois des accidents mais ils sont certainement plus rares que ceux provoqués plus tard par les automobiles.

C'est progressivement que la voiture fera son apparition au Havre. Elle est, comme partout, d'abord réservée aux catégories privilégiées. Elle sert aussi à des fonctions professionnelles. Jusque là, il n'y a pas vraiment de différence sensible entre ce qu'on constate au Havre et ailleurs.

La grande différence provient de la naissance d'une industrie automobile dans la région havraise. C'est à Sandouville en 1964. Plus exactement l'usine est localisée dans la zone industrielle près du grand canal. Ce n'est pas anodin de le rappeler dans la mesure où la ville de Sandouville se trouve plutôt en hauteur sur la falaise. C'est même étonnant que la notoriété de la marque concernée " Renault " rejaillisse sur une petite commune alors que le géant Le Havre se trouve à proximité. On a le même phénomène avec l'usine Renault de Cléon, en Seine-Maritime, qui se trouve près d'Elbeuf. Est-ce à dire que Le Havre n'est jamais parvenu à intégrer que l'industrie automobile faisait partie de son identité ?

Il faut reconnaître que l'industrie automobile dépasse le cadre géographique traditionnel. Le personnel de Renault Sandouville appartient ou a appartenu à une vaste aire entourant l'usine. A plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, les employés viennent travailler. On a, dès les années 1960, la présence d'une industrie qui dépasse les frontières communales de Sandouville mais rayonne sur toute une région. Il s'agit dans ce domaine d'une véritable réussite.

Pourtant, un tel succès industriel, humain et technologique n'a pas été pleinement intégré au grand ensemble qu'est Le Havre. A titre d'exemples, une étude des affiches électorales des principaux élus havrais montrerait nettement plus souvent en arrière-plan un navire ou un bassin portuaire qu'une automobile. De même ( cela peut paraître anecdoctique), aucune bibliothèque du Havre ne possède le livre "Des voitures et des hommes, les vingt ans de Renault-Sandouville par Louis Géhin et Jean-Claude Poitou aux Editions La Découverte". Les relations qui existent entre Le Havre et la "galaxie Renault "sont souvent commerciales ( achat de véhicules auprès d'anciens employés de la RNUR - sigle qui signifie régie nationale des usines Renault ) ou conflictuelles ( envahissement du conseil municipal du Havre par des salariés en colère ) ou datées ( présence de nombreux retraités de Renault ) .

Il est vraiment dommage qu'une ville de la taille du Havre n'aie pas mis en valeur ce magnifique atout qu'est une industrie automobile. En Allemagne ou aux Etats-Unis, la civilisation de la "bagnole" a marqué certaines villes ( Detroit, Munich ). Il faut donc se demander pourquoi il existe un tel hiatus entre une ville et une de ses industries ?

D'abord, on reliera ce phénomène au décalage réel qui existe entre Le Havre et l'ensemble de ses indutries. Quel enfant, quel adolescent, quel adulte connaît assez bien les activités industrielles de sa ville ? Combien de personnes ont déjà visité une ou plusieurs entreprises de la zone industrielle ? Ensuite, la mise en valeur d'une entreprise au statut et à l'histoire aussi particuliers que Renault semble avoir indisposé certains. Peur de valoriser un syndicat ? Crainte de soutenir une entreprise d'Etat lorsque celui-ci n'est pas du même bord politique ? Eloignement, désintérêt, absence de profit à tirer d'une mise en valeur d'une entreprise ? La question reste posée.

La vente des automobiles produites mériterait à elle seule une étude mais la tendance récente est une concentration dans un même quartier de la plupart de la quasi-totalité des concessionnaires automobiles. Cette zone ou ce village de l'automobile a des aspects très positifs. Il permet en effet d'attirer une vaste clientèle qui peut comparer facilement et en peu de temps les modèles, les prix... Le secteur de l'occasion est plus élargi à l'ensemble de l'agglomération (Rouelles, Gainneville...). L'existence régulière d'un salon du véhicule d'occasion a aussi l' avantage de réunir au même endroit une grande quantité d'automobiles où le choix est aisé. Le développement d'Internet joue aussi un rôle grandissant dans le commerce et la publicité des véhicules automobiles dans la région havraise. Il s'agit d'un marché quasi-instantané dans lequel les acheteurs peuvent, en très peu de temps, prendre contact avec un vendeur.


Quant aux réparations d'automobiles, elles permettent à un certain nombre de garages de perdurer dans un grand nombre de quartiers de la ville. Leur existence est ancienne. Les garages continuent à vivre dans les quartiers car c'est en effet plus pratique, plus prudent et souvent indispensable de conduire son engin près de chez soi que de lui faire parcourir une grande distance avant d'être réparé. Les sociétés chargées des vitres, de l'électricité ou des pièces détachées de véhicules font vivre de nombreuses personnes.

Les stations-essence participent aussi à cette relation étroite qu'entretient une ville avec ses automobiles. La tendance depuis deux à trois décennies environ est à leur raréfaction. On citera aussi les personnes chargées de l'entretien des routes, du maintien des panneaux, des feux et de la signalisation. Les experts automobiles, les assureurs, les auto-écoles, les taxis, les loueurs, les agents du stationnement... vivent aussi du phénomène automobile. Les chers véhicules ont besoin de nettoyage dans de véritables laveries.

Le dernier secteur à s'occuper des automobiles comprend les démolitions appelées familièrement casses. Elles constituent à elles seules un véritable univers.

De l'usine au cimetière, il est possible de voir créer et détruire une automobile dans la région havraise. Mais la démolition n'est elle-même qu'une seconde vie puisque les matériaux seront recyclés. Les organes essentiels auront auparavant été enlevés et revendus.


Ce monde de l'automobiliste et de l'automobile est concerné par la dimension des voies routières, leur implantation, leur entretien, leur usage. par exemple, mal concevoir un plan de circulation ou un périphérique entraîne très rapidements des difficultés et des critiques...

Le Havre se trouve à la croisée des chemins aujourd'hui. Entre un moyen de transport nouveau, le tramway, et un véhicule du futur, une automobile d'un nouveau genre, qui verra le jour dans quelques années. Le poids de la balance pèse actuellement sur le premier plateau. Il serait profitable de peser également sur le second plateau. Un équilibre entre les transports en commun ( tramway, bus, cars...) et les transports individuels ( marche à pied, automobile ) reste à trouver.

Qu'on le veuille ou non, à moins d'une invention révolutionnaire, l'automobile demeurera indispensable pendant plusieurs décennies au Havre. Le développement des transports en commun est tout-à-fait souhaitable et bienvenu mais l'absence d'un véhicule individuel motorisé entraîne inévitablement une limitation des activités. Fabriquer une automobile propre, à prix et à énergie abordables, expérimenter enfin des solutions d'autopartage et développer des transports en commun adaptés sont des objectifs à atteindre.

On ne peut écarter la place de l'industrie automobile de la place qu'on accorde à ce type de locomotion. Il faut absolument piétonniser la ville mais il est nécessaire également de veiller à ce que l'automobile et l'automobiliste continuent à trouver leur place. Ces deux évolutions ont parfaitement intérêt à rester complémentaires.

Dans les années qui viennent le vieillissement de la population va s'accentuer considérablement. Trois solutions seraient alors, à mon avis, appréciables pour ces catégories de personnes : la marche dans un rayon proche de son domicile ( courses...), l'automobile ( conduite de porte à porte d'une personne ), des transports en commun adaptés (navette commune qui vient vous chercher à domicile...) . On pourrait imaginer des solutions de dépose-minute voire de voiturier ( laisser sa voiture à une personne qui va la placer dans un parking plus loin). Il est temps de faire preuve de solutions novatrices.

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